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Le lavage du mort — Ghusl al-mayyit

Une obligation communautaire (fard kifâya) que nous accomplissons selon la Sunna prophétique authentique, telle que transmise par nos pieux prédécesseurs.

Laver le mort (ghasl al-mayyit), l'envelopper dans un linceul (takfîn), prier sur lui et l'enseveler est une obligation d'ordre collectif (fard kifâya) : si une partie des musulmans s'en acquitte, l'obligation tombe pour le reste de la communauté. À Al Barzakh, nous nous attachons à accomplir chaque étape conformément aux enseignements authentiques rapportés dans la Sunna et à la lumière des avis des grands savants — au premier rang desquels le Shaykh al-Albâni dans son livre Ahkâm al-janâ'iz (Les règles des funérailles).

« Hâtez les funérailles. » — Hadith unanimement accordé.

Qui doit laver le défunt ?

L'ordre de priorité de celui qui doit procéder au lavage est précis :

  • En premier lieu, la personne désignée par le défunt dans son testament.
  • Ensuite, le père du défunt — plus affectueux et plus connaisseur que le fils — puis les autres dans leur ordre de parenté.
  • Pour la femme : celle qu'elle a recommandée dans son testament, puis sa mère, puis sa fille, puis les autres dans l'ordre de parenté.
  • Le mari peut laver son épouse, et l'épouse peut laver son mari : le Prophète ﷺ a dit à Aïsha (qu'Allah l'agrée) : « Qu'aurais-tu à perdre si tu mourais avant moi, puisque je te laverais… » (rapporté par Ahmad, authentifié par al-Albâni). De même, Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) a recommandé dans son testament que sa femme le lave.
  • L'homme comme la femme peuvent laver l'enfant de moins de sept ans, garçon ou fille, la religion étant tolérante concernant la nudité de l'enfant en bas âge.

Lorsqu'un homme meurt entouré uniquement de femmes ou inversement, on remplace le lavage par le tayammum : poser les mains sur le sol, puis essuyer le visage et les mains du défunt.

Les étapes authentiques du Ghusl

Notre équipe se conforme scrupuleusement aux étapes rapportées par le Prophète ﷺ aux laveuses de la fille de Zaynab : « Commencez par le côté droit et les parties qu'on lave lors des ablutions. »

1. Préparation et préservation de la pudeur (`awra)

Le laveur couvre les parties du corps qu'il est interdit de montrer, met le défunt à l'abri des regards, puis lui retire ses habits. Ces gestes préservent la dignité du défunt avant toute autre opération.

2. Évacuation des impuretés

On soulève la tête du défunt jusqu'à le mettre dans une position presque assise, on presse légèrement sur son ventre pour le débarrasser de ce qu'il pourrait renfermer, puis on verse de l'eau abondamment pour nettoyer les impuretés.

3. Lavage des parties intimes

S'enroulant la main d'une serviette ou d'un gant, le laveur nettoie les parties intimes sans les regarder ni les toucher directement s'il s'agit d'un mort ayant plus de sept ans.

4. Les ablutions (wudû')

Le laveur dit « Bismi-Llâh », puis pratique sur le défunt des ablutions semblables à celles de la prière. Il ne fait pas entrer l'eau dans la bouche ni dans les narines : il enroule un doigt d'un tissu mouillé qu'il passe entre les lèvres pour frotter les dents, puis nettoie les narines de la même façon.

5. Lavage avec eau et jujubier (sidr)

Il est conseillé de laver la tête et la barbe à l'aide d'une mousse faite d'un mélange d'eau et de jujubier (sidr), puis de laver le reste du corps avec cette même eau. On commence par le côté droit (face puis dos), puis le côté gauche (face puis dos), conformément au hadith précité.

6. Répétition du lavage

L'opération est répétée trois fois — le Prophète ﷺ a dit : « Lavez-la trois fois » — en pressant chaque fois légèrement sur le ventre. S'il en sort quelque chose, on le lave. Le laveur peut effectuer plus de trois lavages, voire dépasser sept s'il l'estime nécessaire.

7. Camphre dans le dernier lavage

Relève de la Sunna le fait d'ajouter du camphre dans le dernier lavage. Le Prophète ﷺ a dit : « Mettez du camphre dans le dernier lavage. » C'est un parfum frais dont l'odeur éloigne les insectes.

8. Finitions

  • L'eau utilisée doit de préférence être froide, sauf en cas de saletés importantes où une eau tiède est permise.
  • Le savon est autorisé pour ôter les saletés, sans frotter brutalement (la peau du défunt étant fragile).
  • Si la moustache et les ongles sont longs, il est souhaitable de les raccourcir. Les poils des aisselles et du pubis ne sont pas coupés.
  • On ne peigne pas les cheveux, qui risquent de tomber. Si le défunt est une femme, on lui fait trois tresses que l'on rejette en arrière.
  • Il est recommandé de sécher le corps à la fin à l'aide d'un linge propre.
  • Si quelque chose sort du défunt après sept lavages, on bouche l'orifice naturel avec du coton et on nettoie l'endroit souillé. Si cela survient après la mise en linceul, on ne refait pas le lavage.

Cas particuliers

Le pèlerin en état de sacralisation (muhrim)

On le lave avec de l'eau et du jujubier, on ne le parfume pas et on ne lui couvre pas la tête s'il s'agit d'un homme : le Prophète ﷺ a dit qu'il « sera ressuscité au Jour dernier en faisant la talbiyya ».

Le martyr tombé sur le champ de bataille

Il n'est pas lavé et l'on ne fait pas la prière mortuaire sur lui : il est enterré dans les vêtements dans lesquels il est mort, après lui avoir retiré son équipement de fer et de cuir, comme le Prophète ﷺ l'a ordonné pour les martyrs d'Uhud.

L'avorton (siqt)

S'il a atteint quatre mois — moment où l'âme est insufflée selon le hadith authentique rapporté par al-Bukhâri et Muslim — on le lave, on prie sur lui et on lui donne un nom. Avant ce terme, c'est un morceau de chair qu'on enterre sans lavage ni prière.

Lorsque le lavage est impossible

Quand le lavage ne peut être effectué — manque d'eau, crainte de décomposition, corps carbonisé — on procède au tayammum : l'un des présents pose les mains sur le sol et les passe sur le visage et les mains du défunt.

La discrétion du laveur

Le laveur doit taire ce qu'il voit sur le défunt comme choses déplaisantes — assombrissement du visage, traces désagréables ou autres stigmates. Cela fait partie du respect dû au défunt et constitue un devoir religieux.

Le linceul (kafan)

Il est obligatoire d'envelopper le mort dans un linceul ; sa valeur est prélevée sur l'argent propre du défunt et passe avant la dette, le testament et l'héritage. Il suffit, pour s'acquitter de l'obligation, d'envelopper le mort d'un tissu couvrant tout son corps. La Sunna est néanmoins plus complète :

Pour l'homme : trois draps blancs

Le Prophète ﷺ fut enveloppé dans trois draps blancs. On parfume les draps par fumigation, on les étale en couches superposées, on place du parfum spécial pour les morts (hunût) entre les draps, puis on étend le défunt sur le dos sur les draps. On met du coton parfumé entre les fesses pour qu'il n'en sorte pas de mauvaise odeur.

Pour la femme : cinq pièces

Le linceul de la femme est constitué de cinq pièces : un pagne (izâr), un voile (khimâr) qui couvre la tête, une chemise (qamîs) et deux draps qui couvrent tout le corps.

Application du parfum (hunût)

Le Prophète ﷺ a recommandé de parfumer les sept points de prosternation (sujûd) : (1) le front et le nez, (2 et 3) les deux paumes des mains, (4 et 5) les deux genoux, (6 et 7) les deux plantes des pieds. Parfumer le corps en entier est permis, certains compagnons l'ayant fait.

La fermeture du linceul

On rabat le bord du premier drap sur le côté droit, puis l'autre bord sur le côté gauche. On retire la serviette qui couvre les parties intimes. On fait sept nœuds pour que les draps ne se dispersent pas, et on noue le surplus du linceul au niveau de la tête et des pieds. Ces nœuds seront défaits dans la tombe. Aucun grief si le nombre de nœuds est inférieur à sept, du moment que le linceul tient bien autour du corps.

L'engagement d'Al Barzakh

  • Préparateurs et préparatrices musulmans, formés à la jurisprudence du fiqh al-janâ'iz
  • Application stricte des étapes rapportées dans la Sunna authentique
  • Préservation absolue de la pudeur (`awra) et de la dignité du défunt
  • Salle de toilette dédiée, ou intervention à domicile si les conditions le permettent
  • Fourniture du linceul (kafan), du jujubier (sidr), du camphre et du parfum (hunût)
  • Discrétion et silence sur ce qui pourrait être déplaisant à voir
  • Disponibilité 24h/24, 7j/7, pour respecter le hadith « Hâtez les funérailles »

Questions fréquentes

Le lavage est-il obligatoire pour tous les défunts musulmans ?
Oui, c'est une obligation collective (fard kifâya). Si une partie de la communauté l'accomplit, le péché de faillir tombe pour les autres. Les seules exceptions sont le martyr tombé sur le champ de bataille (qui est enterré dans ses vêtements sans lavage ni prière) et l'avorton de moins de quatre mois.
Combien de fois faut-il laver le défunt ?
Trois lavages au minimum, conformément au hadith « Lavez-la trois fois ». Le laveur peut faire plus s'il le juge nécessaire, voire dépasser sept lavages. Le camphre est ajouté dans le dernier lavage.
Peut-on parfumer le corps du défunt en entier ?
Oui, il n'y a pas de mal à cela. Il faut toutefois éviter de gaspiller le parfum, car le dernier lavage du défunt se fait avec du kâfour (camphre) — qui est lui-même considéré comme un parfum. Le Prophète ﷺ a recommandé en priorité les sept points de prosternation : le front et le nez, les deux paumes, les deux genoux, les deux plantes des pieds. Exception : le pèlerin mort en état de sacralisation (ihrâm) n'est pas parfumé.
Le mari peut-il laver son épouse, et inversement ?
Oui. Le Prophète ﷺ a dit à Aïsha : « Qu'aurais-tu à perdre si tu mourais avant moi, puisque je te laverais… » (rapporté par Ahmad, hadith authentique). Et Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) a recommandé dans son testament que sa femme le lave.
Coupe-t-on les ongles, les cheveux ou les poils du défunt ?
Il est souhaitable de raccourcir la moustache et les ongles s'ils sont longs. En revanche, on ne coupe pas les poils des aisselles ni du pubis, et on ne peigne pas les cheveux (qui risqueraient de tomber). Pour la défunte femme, on tresse les cheveux en trois tresses rejetées en arrière.
Que faire si l'on manque d'eau ou si le corps est carbonisé ?
On effectue le tayammum : l'un des présents pose les mains sur le sol, puis essuie le visage et les mains du défunt. Cela remplace le lavage lorsque celui-ci est impossible.

Sources : Ahkâm al-janâ'iz (Les règles des funérailles) du Shaykh Muḥammad Nâṣir ad-Dîn al-Albâni, et hadiths rapportés par al-Bukhâri, Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidhi, Ahmad et les auteurs des Sunan.

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